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International Karaté-Do Shotokan-Ryu Kase Ha
World Federation (I.K.S.K.H.)
Mise à jour : 21/06/2017


Vente des DVD Kase Ha Vol. 1 et 2

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Idéogramme d'Ō Sensei Taïji KASE Ō Sensei Taïji KASE, 9e Dan

En France

Maître Taïji KASE au Karaté Club de France en 67
En 1967, Maître Taïji KASE vint en France avec un élève sud-africain

Arrivé en France, en 1967, il enseigne le Karaté dans le plus prestigieux club français, "l'Académie Française d'Arts Martiaux", du 34, rue de la Montagne Saint-Geneviève à Paris 5e.

M. Henri PLÉE, propriétaire et président du club parisien fut l'un des premiers à faire venir des maîtres japonais en France, parce qu'il compris l'importance et l'engouement que cet art martial allait prendre en Europe. La pratique instaurée dans ce club fut probablement à l'origine de l'expansion du Karaté en France.

Plusieurs grands maîtres se sont succédés à Paris dont le grand Maître OSHIMA actuellement au U.S.A. Dans les années 1958-59-60, une recrudescence de maîtres asiatiques s'est développée en France dont certains étaient d'un niveau médiocre.

Pour résoudre ce problème, Henri PLÉE écrivit à la J.K.A de Tokyo pour proposer un poste à un instructeur de cette organisation.

Instructeur à Hawaii, puis en Afrique du Sud, le Maître Taïji KASE fut séduit par la France et pour la grande joie des karatékas, décida de s'installer à Paris. Ainsi, une pléiade d'élèves, qui faisaient partie des meilleurs karatékas français, virent arriver un "petit" karatéka très souriant et très sûr de lui : "Taïji KASE Sensei", alors 6e Dan.

Ō Sensei Taïji KASE en Fudo dachi, jeune
Ō Sensei Taïji KASE en Fudo dachi, âgé

Dès les premiers cours, le "petit" sensei prenait une dimension hors norme. Les élèves comprirent alors la différence entre un maître professionnel et un champion. Ils venaient de redécouvrir le Karaté.

Dans l'enseignement des maîtres Yoshitaka FUNAKOSHI et HIRONISHI il n'y avait pas de place pour la compétition. De ce fait Sensei Taïji KASE ne prône aucun titre de champion mais une réputation de redoutable combattant le suit à travers le monde.

Cependant son influence fut énorme et pesa dans la pratique du karaté. Il fit évoluer la technique du Karaté par une vision plus réaliste.

On dit de lui qu'il est à l'origine de "Ushiro mawashi geri".

Ō Sensei Taïji KASE regardant un exercise à deux

Sous l'influence de Yoshitaka FUNAKOSHI Sensei et de HIRONISHI Sensei, les entraînements étaient d'une extrême violence, car beaucoup s'entraînaient dans l'espoir de redorer leur honneur après la reddition du Japon. C'est ce Karaté plus réaliste dont le seul objectif est d'être un art martial efficace, que Sensei KASE travaille encore.

NAKAYAMA créa la J.K.A. dans le but de former les meilleurs karatèkas qui soient et d'en faire la promotion en organisant des compétitions visant à tester la combativité en en préservant l'esprit. C'est la forme sportive qui en découlera.

Maître Taïji KASE entouré de l'équipe de France des années 60

La marque d'un Maître

Ō Sensei Taïji KASE assis dans un fauteuil

Né au Japon le 9 février 1929, Sensei KASE 9e Dan, père de deux filles, consacre sa vie à la pratique et à l'enseignement du Karaté-do.

Aujourd'hui encore il continue sa mission, permettant ainsi aux karatékas du monde entier d'accéder au Karaté supérieur.

Taïji KASE pratiquait déjà le Judo à l'âge de 6 ans. À partir de 1944, il commença à pratiquer le Karaté-do, à 15 ans.

Impressionné par le livre "Karaté-do Kyohan" du Sensei Gichin FUNAKOSHI (1868-1957), il fit la connaissance du Maître qui l'accepta comme élève au Shotokan Dojo.

En 1944, à quinze ans, il raconte que les personnes qui possédaient un katana, un pistolet ou qui pratiquaient le Karaté devait le signaler à la police.

Quand il obtint le 3e Dan de Judo qu'il pratiquait en même temps que le Karaté, il fit le choix d'abandonner le Judo pour se consacrer au Karaté.

Il pratiqua également un peu d'Aïkido et en vint même à connaître personnellement Morihei UESHIBA, le fondateur de cet art et Noriaki INOUE, Maître d'Aïkido de Shigeru EGAMI. Tous les deux, dit-il, étaient des maîtres d'un niveau hors du commun.

Maître Taïji KASE bloquant en Nagashi uke un Mae geri

Fin mars 1945, âgé de 16 ans seulement, il s'enrôla dans la marine japonaise, plus concrètement dans le corps spécial des Kamikazes ! Mais la guerre se termina en août de cette même année.

Quand la guerre prit fin, le Dojo Shotokan avait été détruit dans des bombardements , Yoshitaka FUNAKOSHI était mort de maladie pulmonaire, et les anciens élèves qui avaient survécus se trouvaient éparpillés dans tout le Japon.

Maître KASE ne trouva pas de Dojo où pratiquer, il se remit donc à la pratique du Judo jusqu'au jour où Gichin FUNAKOSHI réunit à nouveau le groupe du Shotokan.

En 1946, il obtint le Shodan (1er Dan) de Karaté-do.

Ō Sensei Taïji KASE en Fudo dachi Kamae

En 1949, étant capitaine de l'université de Senshu, il obtint le Sandan (3e Dan) avec ses amis, les capitaines de l'université de Chuo (Takagi) et de Takushoku (Shimamura).

Il fut diplômé en sciences économiques de l'université de Senshu en mars 1951.

Maître SHIMAMURA était Sempaï (senior) du fameux Maître NISHIYAMA, qui obtint le Sandan plus ou moins un an après Taïji KASE.

Maître Taïji KASE bloquant un Oï Zuki

Maître KASE s'unit à la J.K.A. (Japan Karate Association) afin de se consacrer professionnellement à l'enseignement avec un Karaté très particulier et bien qu'il fut instructeur en chef de la J.K.A. en Europe il resta toujours en contact avec les Maîtres de la N.K.S. (Nihon Karate-do Shotokai) bien que la J.K.A. (Kyokai) et la N.K.S. se séparèrent à la mort du maître Gichin FUNAKOSHI du fait de nombreux désaccords. L'un de ses principaux instructeurs fut Genshin HIRONISHI (1913-1999), instructeur en chef du Dojo Shotokan et Président de la Shotokaï du Japon après la mort d'EGAMI (1912-1981) et jusqu'à sa mort en décembre 99. Une très grande amitié l'unit également à Jotaru TAKAGI, actuel Président de la N.K.S.

Au Japon, instructeur de la J.K.A., il enseigna à Enoeda, Ochi, Shirai parmi les plus célèbres. En possession d'une riche expérience du combat réel, il déclare volontiers que le véritable esprit du "Budo", n'est pas vraiment là !

Maître Taïji KASE en Kokutsu dachi et Morote Uke dans un cours

En 1964, il quitta le Japon, séjournera trois mois en Afrique du Sud avec les Maîtres KANAZAWA, ENOEDA et SHIRAI. Puis d'octobre 65 à mars 1966 il fit des stages aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique. Il se rendit en France et s'installa définitivement à Paris.

Sensei Taïji KASE a enseigné au Karaté Club de France, 34 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris 5e.

Quand on voit Taijï KASE en action, on l'admire et on le respecte car il va directement à l'essentiel, la technique n'est, pour lui, qu'un moyen, seul le résultat compte.

En 1986, Taïji KASE décide de fermer son Dojo parisien et de se consacrer exclusivement à l'enseignement de son art dans le monde entier.

Loin des standards de la J.K.A., son Karaté Shotokan-Ryu Kase Ha révolutionne les fondements-mêmes du Karaté Shotokan par une perception d'un haut niveau de synthèse. Même les japonais s'intéressent à TaijÏ KASE et souhaitent qu'il communique ses recherches. Les grands karatékas affirment que le Shotokan-Ryu Kase Ha ne peut se pratiquer qu'après le 3>e Dan.

Ō Sensei Taïji KASE avec Sensei Albert BOUTBOUL

Sensei KASE domine tout le Karaté, mais ses techniques de jambes étonnèrent, ainsi par exemple les Ushiro Geri et Kaiten Geri qu'il créa et Les Kamae.

En ce qui concerne les étapes de l'évolution du Karaté, il les divise pour sa part en trois étapes : okinawaïenne, japonaise et de Yoshitaka. Ses élèves et les générations qui suivent ajouteront une étape de plus, celle de Sensei Taïji KASE qui de toute évidence révolutionne le Karaté Shotokan par sa propre recherche. Il publia, dans les années quatre-vingts, deux livres qui contiennent les 18 Kata supérieurs et les 5 Heian avec les applications des principales séquences techniques de ces Kata. Malheureusement, certains de ces élèves mal intentionnés ont recréé une nouvelle édition en y incluant les Kata Wankan et Les Oyo, utilisant les positions des photos découpées des Kata de la première édition, induisant de grossières erreurs. Maître KASE n'a jamais immortalisé ces Kata sous la forme photographique, ni autrement.

Ō Sensei Taïji KASE en Kamae

En 1989, il fonda, avec Hiroshi SHIRAI, la W.K.S.A. (World Karate Shogoun Academy) dont il est le président. Cette association avait pour objectif principal la formation des ceintures noires et préserver ainsi le Karaté-do tel qu'il le conçoit. À peine cette organisation fut créée, que huit mois après Sensei KASE décide de la dissoudre. À ce jour, cette organisation n'existe plus bien que certain, pour des raisons d'ego, utilise la même appellation.

Sensei Taïji KASE meurt à l'âge de 75 ans, le 24 novembre 2004 à Clamart dans la banlieue sud de Paris.



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